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C’était en 2002 …

Suite à la publication du décret de la Région wallonne du 4 juillet 1996 relatif à l’intégration des personnes étrangères ou d’origine étrangère, deux associations tubiziennes et le Centre Culturel du Brabant wallon se concertent pour créer un Centre Régional d’Intégration.

Si l’association voit ‘de fait’ le jour en 2001, ses statuts ne paraissent au Moniteur belge que le 28 février 2002. Le 1er avril, l’association est agréée par la Région wallonne. 
Le Conseil d’Administration nomme, dès le mois de février 2002, un Directeur : Pierre Anthoine. Il entre en fonction le 15 juillet de la même année, avec pour mission première la mise en œuvre d’un plan d’actions nécessaire au commencement des missions du tout jeune CRIBW.

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Un premier directeur…

Pierre Anthoine, directeur de 2002 à 2012, nous raconte :

Le CRIBW est né officiellement en 2001 d’une volonté associative et citoyenne mais les statuts ont été déposés en 2002,

Cela peut paraître étonnant aujourd’hui, mais à l’origine l’asbl n’incluaient pas de représentants politique, pas même ceux de la ville de Tubize alors que l’association allait devoir s’y installer. En effet, fixer le siège social du CRIBW sur l’entité de Tubize était une obligation car cette commune « à discrimination positive » possédait à l’époque le statut de ZAP (Zone d’Action Prioritaire).

Première équipe, premiers locaux

C’est ainsi que la première équipe, soit 3 ETP, s’est installée dans les locaux de l’ancienne poste de Clabecq. Pierre se souvient bien de ce local trop petit pour accueillir 4 personnes, et l’obligation qu’il a eu de gérer le travail à partir d’une équipe volante ; ce qui n’est évidemment pas idéal pour créer une cohésion d’équipe, indispensable pour une jeune asbl.

La volonté en 2002 est de conquérir le territoire de la province du Brabant Wallon, nous précise-t-il.

Pierre, Lise et Rachida vont ainsi mener un grand nombre de projets, systématiquement en collaboration avec le tissus associatifs brabançon, chacun sur un territoire spécifique.
Ainsi Pierre s’occupera de l’Ouest, Rachida du Centre et Lise de l’Est.

Démarrer par l’axe ‘Sensibilisation’

Au départ, les projets se sont principalement construits autour de l’axe « sensibilisation » mais également par de la formation et des actions interculturelles.

En riant, Pierre nous raconte une anecdote vécue autour du projet « Nuit Africaine » qu’il a mis en place avec Michel Geert animateur au Centre Culturel d’Ottignies – Louvain-la-neuve.

La mise en place du « Village associatif » de la Nuit Africaine est confiée au CRIBW avec l’aide du CCOLLN. Je reprends donc le listing de la Province et contacte l’ensemble des associations. Au fur et à mesure des retours, je valide les inscriptions sur base de 2 critères : travail autour de l’intégration et ancrage en Brabant Wallon.

Il constate alors qu’une structure candidate qui a pour objet de valoriser un projet de lutte contre l’excision en Afrique, dépend d’une structure faitière basée à Los Angeles !
Je m’en étonne, je creuse donc un peu plus et découvre qu’il s’agit de la secte Rael. Vous imaginez son étonnement !
S’en est suivi un court passage devant une juge de 1ère instance à Nivelles suite à une attaque pour discrimination religieuse déposée par les Raëliens qui n’a finalement abouti à rien. La nuit africaine a bien eu lieu, sans eux !

Des prémices du travail de 1ère ligne…

Le CRIBW, a également rapidement assumer un travail de 1ère ligne en venant en aide aux primo-arrivants dans différentes démarches.

Pierre nous livre, avec amusement, les souvenirs d’un repas chez une famille Ethiopienne qui tenait vivement à le remercier, repas selon les coutumes Ethiopiennes. C’est donc assis par terre sur des tapis, que Pierre a mangé de la cervelle de mouton cuite avec le monsieur Ethiopien, tandis que son épouse se tenait à l’écart. Et j’ai encore eu de la chance car en principe, en Ethiopie, la cervelle de mouton se mange crue…

En conclusion, le CRIBW, ce fut, pour Pierre, un ensemble de belles rencontres, de beaux projets qui ont duré, et durent encore pour certains, de voyages (au Québec notamment), de mise en place de structure au service des CRIs, comme le Service d’interprétariat SéTIS-Wallon ou encore le DISCRI.

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Administratrice de la 1ère heure…

Jacqueline Lembourg a depuis toujours œuvré à l’accueil des immigrés et porté un intérêt aux questions de migration. Cet intérêt lui vient de ses nombreux voyages à l’étranger et des rencontres avec des communautés différentes, tel que les musulmans, les catholiques ou encore les druzes. Elle a découvert le Liban, la Syrie, l’Irak mais également le Niger et le Congo où elle vécut un an.

Une implication forte

Au départ de sa carrière professionnelle, dans les années ’70, Jacqueline travaillait en tant qu’animatrice à la Maison de la Culture de Nivelles, et ensuite au Centre Culturel du Brabant Wallon.

En ce temps-là, à Nivelles, c’était à l’impasse Gillard-Heppe et le Vieux quartier St Jacques, dans des maisons souvent insalubres, que vivaient les personnes immigrées (et leur famille) venue de la région de Bouarfa à l’Est du Maroc pour travailler, principalement, à « La Brugeoise » (NDLR : constructeur belge de matériel ferroviaire, essentiellement de tramways et d’automotrices électriques).

En tant qu’animatrice à Nivelles, Jacqueline a développé bon nombre d’ateliers et de projets culturels et sociaux autour des thématiques qui lui tiennent à cœur à savoir : les femmes, les minorités et les immigrés. La situation sociale du vieux quartier St-Jacques a évidemment touché Jacqueline. C’est pourquoi les projets qu’elle a mis en place avaient tous pour objectif de résoudre les problèmes vécus par ces personnes et familles marocaines.

En 1976, Jacqueline est contactée, via l’abbé Albert Caupain, par l’association bruxelloise « Amitiés Arabes », fondée par des universitaires, des industriels et des députés-bourgmestres, qui souhaite mettre en place une antenne en Brabant.

Il n’en fallait pas plus à Jacqueline pour rassembler autour d’elle quelques personnes, ainsi que des familles marocaines, notamment la famille Kabourri (NDLR : dont l’une des filles, Rachida, travaillera au CRIBW pendant 10 ans) afin de mettre en place cette antenne.
Dès le départ, cette association a pour vocation de porter une école des devoirs dans le quartier de la Maillebotte à Nivelles.

Vers la création d’un CRI…

En juillet 1996, la Région Wallonne valide les premiers agréments en tant que Centre Régional d’Intégration pour quelques associations œuvrant à l’interculturalité et l’intégration.

Jacqueline apprenant cela va lancer la réflexion sur la mise en place d’un Centre Régional d’Intégration en Brabant Wallon. Pour ce faire, elle s’adjoint l’aide d’Abdelkrim et Aïcha Kabourri et Djelloul El Mahi, mais également de l’équipe du CCBW.

Le choix se porte immédiatement sur la création d’une nouvelle asbl répondant intégralement aux prescrits du décret de l’Action Sociale, et non sur l’agrément de l’asbl « Amitiés Belgo-Arabes ».

Plusieurs raisons à cela :

  • d’une part, l’association ABA n’est portée que par des bénévoles, sans employés.
  • d’autre part, son CA n’est composé que de citoyens, sans aucune représentation publique.

Mettre en place une association qui est portée, comme le CCBW, par un CA paritaire public – privé, est un gage de stabilité vis-à-vis du pouvoir subsidiant.

Jacqueline et le groupe constitué pour l’occasion se lancent donc dans la rédaction du dossier et partent convaincre les associations partenaires, les communes et la jeune province du Brabant Wallon.

Un évènement va venir bousculer cet important travail de rédaction et de mobilisation. Le 8 octobre 2000, ce sont les élections communales et provinciales. La conséquence directe est qu’une partie des politiques rencontrés et sensibilisés à la création du CRIBW ne sont plus élus et/ou les majorités ont changés.

Le dossier doit donc être réécrit et les collèges communaux à nouveau rencontrés.

C’est finalement en 2001 que les statuts seront rédigés, pour une publication en février 2002. L’assemblée générale constitutive rassemblera une à la fois des membres publics (14 communes) et privés (27 associations de faits et asbl), ainsi que le Centre pour l’égalité des Chances (NDLR : aujourd’hui UNIA) et la Région wallonne.

Mise sur rails et premiers projets…

Dans les premières années, naturellement, le CRIBW et le CCBW vont construire une collaboration étroite autour d’un ensemble de projets. Et ce d’autant plus que Jacqueline sera administratrice au CRIBW dans le premier CA de l’asbl.

Les premières collaborations vont porter sur la rédaction d’ouvrages. « Du Djebel à la Dyle », par exemple, va demander un important travail de récolte d’interviews auprès de la première génération d’hommes marocains venus travailler aux usines Emile Henricot, mais également de récoltes de photos, d’éléments historiques et d’interviews de femmes et de jeunes, quelques 40 ans après l’arrivée des hommes venus travailler dans le cadre des conventions entre la Belgique et le Maroc. C’est aussi le début de la Nuit Africaine, à l’initiative du Centre Culturel d’Ottignies Louvain-la-Neuve dirigé à cet époque par Martine Queroles et son village associatif qui a immédiatement rencontré un beau succès.

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